Publié par : Doywan | 28/09/2008

Y’ a des jours tous les jours chapitre 9

Tout le monde me regarde encore bouche bée. Qu’ils ont l’air d’idiot. Surtout Michel, avec sa tête de poisson rouge. Il fulmine, bien mon gars cherche comment reprendre le dessus car tu ne vas jamais trouver. Ton maître se tiens là devant toi, soit tu ploies ; soit tu te casse.

Sainte Marie se lève.

- Je pense qu’il nous faut prendre le temps de réfléchir posément aux deux options que l’ont nous proposes, dieu nous guid …

Des bruits de verres brisé se font entendre. Plus loin, vers le hall.

- Je pense que l’ont ne va pas attendre une illumination divine, et je pense que je vais me tirer d’ici vite fait. Vous autres vous pouvez attendre bien sagement ici si ça vous chante. Sur ce Messieurs, Mesdames.

J’empoigne mon fusil et j’ouvre une des portes de communication avec les autres salle du bâtiment. Julie me suis. Michel, bien que réticent, et Agnès nous emboite le pas. Mais Luc, Marc et Marie se dirigent vers la sortie principale. Le super sportif me sort :

- La sortie la plus proche la meilleur !

Crétin.

Michel les regarde.

- Il vaudrait mieux ne pas se séparer …

Je les laisse délibérer et je m’engage dans la prochaine salle, Julie sur mes talons. J’entends leurs murmures déplaisant. Mais aussi de nombreux pas trainant. J’accélère notre allure, dans chaque salle je cherche une sortie sûr. Michel et Agnès nous rejoignent. La “magnifique” goth ressemble à un bovidé dégoulinant de sueur sous l’effort d’avoir couru pendant quelques mètres.

- Les autres sont …

- Peu m’importe les autres, je ne suis pas leurs nounou, avançons.

Un silence de mort tombe sur notre groupe. Bien je vais pas subir de jacasserie intempestive. Impossible de trouver une sortie dans cette aile ! En pleine réflexion, trois cris déchirent ma bulle de silence. Agnès et Michel se cramponnent l’un à l’autre tremblant. Je sens la chaleur de la main de Julie au creux de la mienne, l’adrénaline monte. Je crois ne m’être jamais senti aussi vivant ! J’ouvre la porte qui donne sur le couloir principal et jette un rapide coup d’œil. Bien, infesté de somnambules. Néanmoins, en face à une dizaine de mètres, l’escalier qui mène au parking. Bien, on part par là. Je referme la porte et me tourne vers le groupe.

- L’escalier en face dans la couloir, c’est notre salut. Le hic, c’est qu’il semble que ce soit l’heure de pointe à l’accueil.

Agnès me regarde le visage peint d’incompréhension. Un éclair de lucidité, puis de peur la remplace bien vite.

- Je ne pourrais jamais …

J’ouvre la porte.

- Aller !

Je fonce dans le couloir et étale le premier qui passe à ma portée. La détonation perturbe la tranquille quiétude du corridor ou se tiens le congrès des fan de Roméro.

- Dépêchez vous !

Julie fonce la première vers l’escalier, rapidement suivis de Michel. Je subtilise quelques morceaux à la volée, aux traine-la-patte qui se retournent vers nous. Puis m’engage à mon tours vers l’escalier. Agnès n’a toujours pas bouger. Je la regarde ce qui me parait durer une éternité. Elle se décide à avancer. Une nouvelle tête vole. Notre chère goth trébuche sur un cadavre et s’étale de toute sa masse sur le sol ensanglanté. Mon avant dernière balle arrache la jambe d’un des agresseurs proche d’Agnès.

- Traîne pas !

Elle se relève, mais le boiteux ayant rampé vers elle, il lui attrape les jambes. Elle ne bouge plus. Une balle, plus qu’une seule. Et ils sont trop proche et trop nombreux. Désolé Agnès. J’aurai fait ce que j’ai pu, je ferme la porte derrière moi.

Je me hâte de rejoindre les autres en bas des escalier. Michel regarde un plan du parking prévu en cas d’évacuation.

- Il y a un ascenseur qui mène à la surface juste à quelques mètres de cette porte, sur la droite.

Je fait un signe d’assentiment.

- Agnès?

Je remue la tête.

Julie ouvre la porte. Encore plein de copains! On a juste un espace de deux mètre de large maximum, vide contre le mur. On se regarde, puis on se met à courir vers l’ascenseur. Michel appuie frénétiquement sur le bouton d’appel, pendant que la marée se rapproche inexorablement de nous. Certains sont trop proche maintenant, faute de mieux Julie et moi les repoussons à coup de crosse. Le rouquin va finir par s’écorcher le pouce sur ce bouton. Ca sent la fin. Je sens quasiment leur haleine dans notre lutte à bras le corps pour les maintenir à distance.

Les portes s’ouvrent! La lumière salvatrice artificielle nous éclaire suivis d’une petite musique de Richard Clayderman. Michel saute dans l’ascenseur, je le suis. Une fois dans notre havre je me retourne pour maintenir à distances nos amis le temps que les portes se ferment. A l’orée de la légère zone éclairé devant l’ascenseur, je la vois. Elle viens de tomber au sol, ils l’ont attrapé, elle se débat à moitié dans l’ombre.

Non.

Non, elle a surgit de nul part. D’un regard elle a pénétré tout l’espace autour d’elle, mon espace. Elle s’est retrouver, tranquille, au centre du cyclone qui était devenu mon âme, apparemment inconsciente des changements qu’elle avait causer.

Non ! C’est le seul rayon de lumière que j’ai jamais vu poindre dans ma vie. La seule chose qui puisse me donner un quelconque intérêt dans l’humanité. J’échange ma salvation contre son faible éclat de lumière.

Je saute dans la mêlée, mords, frappe. Je met toute l’énergie de mon désespoir dans ma juste cause. Je la dégage et la jette dans l’ascenseur. Elle essaye de ressortir pour m’attraper. Michel la retiens tant bien que mal. C’est interminable, elle griffe Michel tentant de se dégager. Ils sont trop nombreux, il y a trop de mains qui me retiennent. Et, enfin, les portes se referment.

Je souris

Je tiens fermement mon fusil.

Ma dernière balle.


Réponses

  1. j’attends maintenant la 2eme nouvelle …
    je commence a compter …1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 16 19 2 0 12 2 1 22 1 3 2 4 2 52 66 27 28 29 30 01 0 23 22 33 3 4
    35 36 ……………………………………


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