Il vient d’entrer. Je fais signe à Julie de rester sous le comptoir. Ces choses se déplacent vite. J’ai pu me rendre compte que celles qui n’ont pas été blesser ou tuer avant que le nuage les transforme, sont une véritable plaie à tuer. Elle respire trop bruyamment, je lui fait signe de se taire.
Il part vers la gauche du magasin. Je me place de manière à avoir les vitrines entre lui et moi, accroupi. On a réussi à trouver beaucoup de chose depuis le snack. Des vivres pour une ou deux semaines ; il s’arrête ; des vêtements chaud ; ces narines s’ouvrent, il hume l’air ; une radio ; brusquement l’aberration se retourne vers moi, elle penche la tête d’un côté puis de l’autre lentement ; du matériel de survie ; bordel, il fait un bond à trois mètres au dessus du sol, droit vers moi. Je saute par dessus le comptoir et m’adosse à celui ci, au même moment la bête atterrit de l’autre côté. Et maintenant. Je sens son odeur fétide, ce type connais pas le déodorant. Maintenant. Je me lève en me tournant vers l’intérieur du comptoir. Son regard se tourne vers moi. Maintenant on a des armes ! Je tire, la moitié de sa tête vole en éclat. Le monstre est projeté dans l’étagère de cartouches, il reprend un pruneau dans ce qu’il lui reste de visage, juste pour être sûr.
Julie sort de sa cachette comme si les quatre cavaliers de l’apocalypse en voulaient à son jolie petit cul. Et vomit dans un coin.
- Encore un …
- Tu préfère que je les laisse nous écharpper ?
- Non, non … Mais c’est pas pour autant que j’apprécie qu’on les tue.
- Ecoute on a pas vraiment le choix et il faut bien …
Elle ramasse une arme de poing, un fusil et fourre des cartouches dans son sac. Je souris, décidément, étonnante.
- J’ai dis que je n’appréciais pas, je n’ai pas dis que j’allais me laisser mourir en tendant l’autre joue !
La brunette sort en furie, je m’empresse de la rejoindre. Etonnante !
Un jour maintenant. Depuis que la catastrophe c’est abattu sur la ville. Enfin la ville, difficile à dire. J’essaye depuis quelques heures de contacter quelqu’un, n’importe qui, par radio vu que le réseau de téléphonie mobile est hors service. Sans succès. Comment savoir si cela n’a pas atteint tout le pays ? S’il n’ y avait pas ces choses, je serai presque heureux de ce qui est arrivé. Le monde, mon environnement que je n’aimais pas a subit un changement. Et ce n’ai pas pour me déplaire, s’il n’ y avait pas … Mais c’est différent pour Julie, elle n’est pas misanthrope.
- On peu pas repasser la nuit dans le métro Julie. On a eu de la chance hier soir, mais je voudrais un endroit plus sûr.
- Hum, oui sans doute … On peu toujours essayé la mairie. Certaine partie étaient pleine d’amiante. il y a de nombreuses issues, mais aussi des portes sécurisées. J’ai travaillé un temps la bas et ils ont pas du changer les codes de sécurités des portes encore, donc on ne sera pas pris au piège si jamais on doit fuir.
Impressionnante.
- Ok, va pour la mairie. Je te suis.
Guidé par ma compagne, on se met en route vers le nouvel hôtel de ville. Nos déplacement se font avec précaution. De débris en vestiges d’immeubles. Accroupi, sans bruit. C’est oppressant et stressant, mais mieux vaut ça que de tomber encore sur des créatures. Après tout je n’aurai pas toujours de la chance avec ce fusil et je doute ma nouvelle amie soit meilleur que moi au tir.
Nous y voilà ! Et on est pas les seuls soit dit en passant. Une dizaine de ces saloperies errent sur l’esplanade devant le bâtiment.
- Bon, va falloir trouvé autre chose Julie, on ne peu pas …
- Tait toi !
Elle scrute les alentours.
- C’est pas si …
- Tait toi je te dis ! Ecoute !
Ecouter ? Ecouter quoi ? Il n’ y a rien à … Un bruit de moteur ! Provenant du sud et relativement proche ! Un van surgit d’une rue. Il fonce droit sur la mairie. Le véhicule monte les marches de l’esplanade et fait une embardé juste après. Le conducteur tente de de se rétablir en freinant, mais il part en tonneau. Le van s’immobilise après quelques secondes interminables à vingt mètres de l’entrée du bâtiment. Les survivants … Les survivants ! ils commencent à sortir tant bien que mal de là dessous. Ils sont une demi-douzaine. Nos amis les bêtes commence à converger rapidement vers eux.
Julie me regarde fixement avec insistance.
- Oh non !
Elle ne cille pas.
- Hors de question ! C’est trop dangereux !
Elle se lève, me sourit et se dirige en courant vers l’esplanade, son fusil à la main.
- Bordel ! Julie ! C’est de la folie !
Nom d’une pute borgne. Idiote. Crétine. J’abats une des bestioles qui se dirigeais vers elle, en touche une autre à la jambe. Et sans m’en rendre compte je cours déjà après elle.