La pièce était vide, hormis quelques gravats et les cloisons de l’ancienne salle fumeur. Parfait voila qui devrait suffire si le stratofumepoudraillus s’infiltre par l’ouverture que nous avons réalisée.
Je désigne du doigt le sas à Julie, elle y entre sans demander son reste. Je referme la porte et la plénitude, la sérénité m’envahissent. C’est comme ci Zeus, magnanime, avait fait remplacer Atlas dans son labeur. La petite brune semble soulagée, elle a les traits moins tirés. Sociable on a dit.
- Ca va?
Un regard empli de mélancolie se tourne vers moi.
- Oui et non. D’un côté je suis contente de plus les entendre, de l’autre … Je me sens coupable d’être libérée de ces cris de souffrance.
Les cris, lesquels? Les cris! Il est vrai que depuis que nous sommes rentrés dans cette pièce, je ressens moins de pression. Je ne faisais même pas attention au poids que nous infligeait l’agonie des autres, là dehors. je peins une expression d’affliction sur mon visage.
L’air s’assombrit. Un grondement, des centaines de fenêtres qui éclatent, des pans de murs entiers qui s’effondrent, le sol qui tremble sous l’impact de tous ces débris. Je m’assois dos au mur juste à côté d’elle. Julie se blottit au creux de mon épaule. Et les cris reviennent, déchirant d’horreur, ils sont plus proches. J’ai encore du mal à imaginer ces cris appartenant à des gens que je hais profondément pour leur passivité, leur ignorance et leur connerie. Ce sont juste les cris d’êtres humains agonisant et je dois l’admettre ils sont insoutenables. La jeune femme se cramponne plus fort à mon bras, tremblante.
Le snack tient bon j’avais raison! Il ne faut pas que la seule personne me tenant compagnie faiblisse, nous allons survivre, mais rien n’est encore fini. Lui saisissant le menton un peu rudement, je la force à me regarder droit dans les yeux. Je ne dis rien, je ne fais rien d’autre que la fixer. Aussi près que nous le sommes, je sens sa respiration haletante contre ma peau. Ces lèvres sont proches, trop proches. Ses yeux paniqués, se calment peu à peu et reprennent de l’assurance. Mais pas son souffle ou plutôt le notre. Les minutes passent et elle finit par se dégager.
- Merci.
D’un signe de la main je lui fais comprendre que c’est normal.
Les minutes passent, puis une heure. Nous attendons en silence sur notre îlot de solitude au milieu de ce chaos. Et tel le phénix, la lumière renaît.
Je me lève comptant bien jeter un oeil au dehors. Julie attrape ma manche et me retient. Je me retourne, elle baisse la tête, toujours assise. Poussant un faible soupir, je me rassois.
Une demie heure passe.
- Ecoute, il faut que j’aille voir dehors. Je ne vais pas loin et je reviendrai vite. D’accord?
Elle hoche la tête.
L’air frais, ah quel bonheur! Bon il réside bien une odeur fétide, les débris et autres gravats au sol semblent avoir été brûlés. C’est la désolation autours de moi. Immeubles effondrés, pavés et chaussées calcinés, tout à l’air d’avoir été rongé. Jadis la vue était bouchée, maintenant je pouvais voir des ruines à des kilomètres à la ronde. Et j’aperçus les premiers corps. L’un sous une poutre, l’autre pendant à travers une bouche d’égout, un encore étalé sur le sol, une barre de fer épaisse comme ma jambe plantée dans le thorax. Et encore beaucoup d’autres …
Une minute! Le type au sol bouge encore! Je ne vois pas bien son état, une zone d’ombre m’empêche de le voir clairement. Je m’approche doucement de lui, il pue le brûlé, mais je peux difficilement laisser un survivant mourir. Il commence à se relever tranquillement, bien sûrement moins touché qu’il semblait. Hum, attends Dugland, il se relève, j’y connais rien en médecine mais il devrait être un peu H.S après tout ça. Surtout avec ce bout de métal saillant de son torse.
La lumière finit par éclairer ce mystère au fur et à mesure qu’il avance vers moi.
Bien, parfait, aucun problème, niquel.
Holy shit!! C’est quoi ce truc?!!
rah la pollution c’est de pire en pire , ca fait des effets boeuf sur les morts maintenant
c’est le moment de trouver un bon lance-flamme^^
Ca manque de hache, de bureau et de mappa tout ca
Un shotgun, un voisin que le héros connait bien se traînant dans les affres dans la non-vie, les tripes dégoulinantes et les yeux vides :
_Oh mon dieu Didier, je suis désolé…
BAM !